Royaume de Koush
Royaume nubien puissant, rival de l'Égypte, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes.
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Saviez-vous que
On ne s'accorde ni sur qui a nommé la Sierra Leone, ni sur pourquoi.
Le récit courant attribue Serra Lyoa, « montagnes du Lion », au Portugais Pedro de Sintra vers 1462. L'historien sierra-léonais C. Magbaily Fyle le conteste : le nom est attesté avant cette date, et l'attribution serait une erreur de lecture recopiée d'un historien à l'autre.
La raison du nom se dédouble aussi : pour les uns le relief de la côte évoquait des dents de lion, pour les autres c'est l'orage qui rugissait au-dessus des collines. Les marins anglais en font Sierra Leoa au XVIe siècle, puis Sierra Leone ; les Britanniques l'officialisent en 1787.
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Saviez-vous que
Lesotho et Botswana ne sont pas des noms : ce sont des conjugaisons.
Mosotho, une personne ; Basotho, le peuple ; Sesotho, la langue ; Lesotho, le pays. La racine ne bouge pas, seul le préfixe change — et il porte tout. Motswana, Batswana, Setswana, Botswana suivent exactement la même grammaire.
Ces préfixes de classe sont le trait le plus caractéristique des langues bantoues. Deux États en ont fait leur nom officiel : lus correctement, ils annoncent qu'ils sont le pays d'un peuple, et donnent au passage de quoi nommer ce peuple et sa langue sans se tromper.
Source officielle
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Saviez-vous que
Le Zimbabwe porte le nom d'un monument qu'une loi interdisait d'attribuer aux Africains.
Dzimba dza mabwe : « maisons de pierre », en shona. Le site du Grand Zimbabwe gênait : en 1902, Cecil Rhodes finance une fouille avec pour consigne explicite d'établir une origine non africaine, et l'on invoque tour à tour les Phéniciens et la reine de Saba.
En 1970, le gouvernement rhodésien interdit à toute publication officielle d'affirmer que le site est une création africaine. L'archéologue Peter Garlake, qui le soutenait, est emprisonné puis expulsé. En 1980, le pays indépendant se donne le nom des ruines — la réponse la plus courte possible à soixante-dix ans de démenti.
Source référencée
SDN · fiche pays · réf. 2025
République du Soudan (Republic of the Sudan, جمهورية السودان)
En bref
Le Soudan porte un nom donné de l'extérieur : « Bilād as-Sūdān », le pays des Noirs, chez les géographes arabes. Royaumes de Koush et de Méroé, royaumes chrétiens nubiens, sultanat de Sennar : son histoire est celle de la vallée du Nil en amont de l'Égypte. Arabes soudanais, Beja, Nubiens et Four y composent la population.
Le nom "Soudan" provient de l'arabe "Bilād as-Sūdān" (بلاد السودان), signifiant "pays des Noirs". Ce terme était historiquement utilisé par les géographes arabes pour désigner la région subsaharienne habitée par des populations noires africaines, par opposition au "Bilād al-Bayḍā" (pays des Blancs) qui désignait l'Afrique du Nord. Le nom "Soudan" a été officialisé par les colonisateurs britanniques et égyptiens au XIXe siècle.
Les peuples documentés ici représentent 84 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume nubien puissant, rival de l'Égypte, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes.
Centres · Napata · MéroéRoyaume nubien puissant, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes, déclin au IVe siècle.
Centres · MéroéRoyaumes chrétiens nubiens, résistance à l'islam, déclin au XVe siècle, conversion progressive à l'islam.
Centres · Dongola (Makurie) · Faras (Nobatie) · Soba (Alodie)Sultanat islamique puissant, contrôle du commerce dans la vallée du Nil, résistance aux Ottomans, conquête égyptienne (1821).
Centres · SennarSultanat islamique, contrôle du commerce transsaharien, résistance à la colonisation britannique, conquête britannique (1916).
Centres · El FasherColonisation britannique et égyptienne, développement de l'économie de plantation (coton, arachides), exploitation minière, mouvements nationalistes (XXe siècle).
Centres · Khartoum (capitale coloniale)