Le même peuple change de nom à chaque frontière qu'il traverse.
Ils se nomment Fulɓe au pluriel, Pullo au singulier. Le français dit Peul, emprunté au wolof ; l'anglais dit Fulani, emprunté au haoussa ; on lit aussi Fula, et Fellata au Tchad et au Soudan. Leur langue s'appelle pulaar à l'ouest et fulfulde à l'est.
Aucun de ces noms n'est faux, et un seul est le leur. La dispersion du vocabulaire suit celle du peuple : présents du Sénégal au Soudan, les Fulɓe ont été nommés par chacun de leurs voisins, puis par chaque administration coloniale qui les a rencontrés, dans la langue qu'elle avait sous la main.
PeupleFulɓe (Peul)
PaysSénégal
PaysMali
PaysNiger
Source officielle
Chargement des peuples
Saviez-vous que
Le Cameroun porte le nom d'un crustacé.
En 1472, le navigateur portugais Fernão do Pó remonte l'estuaire du Wouri et le baptise Rio dos Camarões — la rivière des crevettes, d'après ce qu'il y voit grouiller.
Le nom du fleuve passe ensuite au territoire, et change de bouche à chaque administration : Camarões en portugais, Kamerun sous les Allemands, Cameroon en anglais, Cameroun en français. Quatre orthographes pour une observation de pêche.
PaysCameroun
PeupleDuala
Source référencée
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
Dans plusieurs langues africaines, une même formule définit la personne par les autres.
Muntu chez les Kongo et les Luba, umuntu en zoulou, motho en tswana, mɔgɔ en bambara, onipa en akan, qof en somali : le mot « personne » se répond d'une langue à l'autre, et se retrouve pris dans la même construction.
« Umuntu ngumuntu ngabantu » en zoulou — une personne est une personne par les autres ; « Onipa nyɛ onipa nkoara » en akan ; « Qof waa qof dad awgiis » en somali. Ces formules définissent la personne par ses relations plutôt que par elle-même.
Famille linguistiqueLangues bantoues
PeupleAkan
PeupleSomali
Source non vérifiée
Peuples
Liens de Yao
Linguistique · dérivé
Aka
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Ambo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Autres peuples bantous du Gabon
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baganda
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baganda / Ganda
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bakossi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bakweri
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bantous somaliens
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Banyankole
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Banyoro
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Basoga / Soga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bassa du Cameroun
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Batonga / Tonga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Batooro
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bemba
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bena
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bende
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Béti
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bisa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bondei
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bubi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bulu
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Chagga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Chewa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Migratoire
Makonde
Mi-XVIIIe siècle - fin XIXe siècle
Entre le milieu du XVIIIe et la fin du XIXe siècle, l'intensification des raids esclavagistes et l'expansion des réseaux commerciaux yao dans la région du fleuve Ruvuma poussent une partie de la population makonde à se replier sur le plateau de Mueda, dans le nord du Mozambique. Ce même plateau accueille par ailleurs des réfugiés d'origine yao et makua fuyant les mêmes violences, qui sont progressivement absorbés par les communautés makonde.
À partir de la fin du XVIIIe siècle, les marchands yao de l'arrière-pays du lac Nyasa organisent des caravanes longue distance transportant de l'ivoire, puis de plus en plus des captifs, vers les villes marchandes swahili et arabes de la côte est-africaine, notamment Kilwa. En retour, les chefs de caravane yao obtiennent des étoffes, des perles, des armes à feu et d'autres biens fournis par les marchands swahili et de l'océan Indien. Cet échange s'intensifie au cours du XIXe siècle avec la croissance de la demande côtière et internationale d'ivoire et d'esclaves, ce qui restructure l'organisation politique yao autour du commerce à longue distance, avant de décliner sous la domination coloniale à la fin du siècle.