La Côte d'Ivoire porte le nom de la marchandise qu'on y chargeait.
Les navigateurs portugais désignaient ce littoral par sa marchandise : Costa do Marfim, la côte de l'ivoire. À l'est, vers Assinie, on parlait déjà de la Côte de l'Or — l'actuel Ghana.
En 1839, l'officier français Bouët-Willaumez francise l'appellation et la fixe officiellement. Il n'invente pas le nom : il institutionnalise un terme employé depuis des siècles dans les langues européennes. Ces noms de côtes découpaient un commerce, pas les peuples qui y vivaient.
PaysCôte d'Ivoire
PaysGhana
Source référencée
Chargement des peuples
Saviez-vous que
Le même peuple change de nom à chaque frontière qu'il traverse.
Ils se nomment Fulɓe au pluriel, Pullo au singulier. Le français dit Peul, emprunté au wolof ; l'anglais dit Fulani, emprunté au haoussa ; on lit aussi Fula, et Fellata au Tchad et au Soudan. Leur langue s'appelle pulaar à l'ouest et fulfulde à l'est.
Aucun de ces noms n'est faux, et un seul est le leur. La dispersion du vocabulaire suit celle du peuple : présents du Sénégal au Soudan, les Fulɓe ont été nommés par chacun de leurs voisins, puis par chaque administration coloniale qui les a rencontrés, dans la langue qu'elle avait sous la main.
PeupleFulɓe (Peul)
PaysSénégal
PaysMali
PaysNiger
Source officielle
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
On ne s'accorde ni sur qui a nommé la Sierra Leone, ni sur pourquoi.
Le récit courant attribue Serra Lyoa, « montagnes du Lion », au Portugais Pedro de Sintra vers 1462. L'historien sierra-léonais C. Magbaily Fyle le conteste : le nom est attesté avant cette date, et l'attribution serait une erreur de lecture recopiée d'un historien à l'autre.
La raison du nom se dédouble aussi : pour les uns le relief de la côte évoquait des dents de lion, pour les autres c'est l'orage qui rugissait au-dessus des collines. Les marins anglais en font Sierra Leoa au XVIe siècle, puis Sierra Leone ; les Britanniques l'officialisent en 1787.
PaysSierra Leone
PeupleTemne
PeupleMende
Source référencée
Peuples
Liens de Xhosa
Linguistique · dérivé
Aka
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Ambo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Autres peuples bantous du Gabon
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baganda
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baganda / Ganda
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bakossi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bakweri
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bantous somaliens
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Banyankole
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Banyoro
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Basoga / Soga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bassa du Cameroun
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Batonga / Tonga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Batooro
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bemba
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bena
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bende
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Béti
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bisa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bondei
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bubi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bulu
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Chagga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Chewa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Migratoire
Zoulou
Années 1820-1830 (Mfecane)
Le bouleversement du Mfecane, consécutif à l'expansion militaire du royaume zoulou sous Shaka dans les années 1820, provoque la dispersion de plusieurs groupes nguni du Natal (Hlubi, Bhele, Zizi). Une partie de ces réfugiés migre vers le sud jusqu'au territoire xhosa de la frontière du Cap, où ils sont accueillis comme dépendants par des chefs xhosa, notamment le chef gcaleka Hintsa, à partir du début des années 1820. Ces groupes, connus plus tard sous le nom d'amaMfengu, forment une population distincte au sein de la société frontalière du Cap oriental ; l'ampleur exacte de cette migration de réfugiés fait l'objet d'un débat historiographique (Cobbing, Webster, Stapleton).