Le nom du Burkina Faso est écrit dans trois langues à la fois.
Burkina vient du mooré et signifie « intègre » ; faso vient du dioula, où fa est le père et so la maison — la patrie. Le gentilé, burkinabè, prend le suffixe -ɓe du peul, celui qu'on retrouve dans Fulɓe. Trois langues du pays dans deux mots et un adjectif.
Thomas Sankara le proclame le 4 août 1984, en remplacement de Haute-Volta — un nom de fleuve, donné par l'administration coloniale, qui ne disait rien des soixante et quelques peuples qu'il recouvrait. Le nouveau nom n'en choisit aucun : il les fait parler ensemble.
PaysBurkina Faso
PeupleMossi
PeupleFulɓe (Peul)
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Saviez-vous que
L'Éthiopie a deux noms venus du dehors, et un seul du dedans.
Aithiopía est grec et signifie « visage brûlé ». Abyssinie vient de l'arabe habasha, qui désignait les populations de la corne. Deux exonymes, posés par deux voisins, pour un pays qui n'a jamais cessé de se nommer lui-même.
L'autonyme est ʾĪtyōṗṗyā, attesté dans les textes guèzes et repris comme nom officiel de l'État. Abyssinie, lui, est sorti de l'usage : le pays a laissé tomber l'un des deux noms qu'on lui avait donnés et gardé celui qu'il pouvait revendiquer.
PaysÉthiopie
PeupleAmhara
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Saviez-vous que
On ne s'accorde ni sur qui a nommé la Sierra Leone, ni sur pourquoi.
Le récit courant attribue Serra Lyoa, « montagnes du Lion », au Portugais Pedro de Sintra vers 1462. L'historien sierra-léonais C. Magbaily Fyle le conteste : le nom est attesté avant cette date, et l'attribution serait une erreur de lecture recopiée d'un historien à l'autre.
La raison du nom se dédouble aussi : pour les uns le relief de la côte évoquait des dents de lion, pour les autres c'est l'orage qui rugissait au-dessus des collines. Les marins anglais en font Sierra Leoa au XVIe siècle, puis Sierra Leone ; les Britanniques l'officialisent en 1787.
PaysSierra Leone
PeupleTemne
PeupleMende
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Peuples
Liens de Swahili
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Bena
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Béti
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Chewa
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Commerciale
Yao
Fin XVIIIe - XIXe siècle
À partir de la fin du XVIIIe siècle, les marchands yao de l'arrière-pays du lac Nyasa organisent des caravanes longue distance transportant de l'ivoire, puis de plus en plus des captifs, vers les villes marchandes swahili et arabes de la côte est-africaine, notamment Kilwa. En retour, les chefs de caravane yao obtiennent des étoffes, des perles, des armes à feu et d'autres biens fournis par les marchands swahili et de l'océan Indien. Cet échange s'intensifie au cours du XIXe siècle avec la croissance de la demande côtière et internationale d'ivoire et d'esclaves, ce qui restructure l'organisation politique yao autour du commerce à longue distance, avant de décliner sous la domination coloniale à la fin du siècle.