« Pygmée » est une unité de mesure grecque posée sur des peuples qui n'ont pas de nom commun.
Pygmē désigne en grec la coudée — du coude à l'articulation des doigts, environ trente-cinq centimètres. Homère et Hérodote en tirent les Pygmaioi, peuple minuscule et légendaire, occupé dans l'Iliade à faire la guerre aux grues. Le mot n'a désigné personne de réel avant que l'Europe ne le pose sur l'Afrique centrale.
Baka, Bagyeli, Aka, Twa, Mbuti n'ont ni langue commune, ni territoire commun, ni identité commune, et aucun ne se nomme ainsi : chacun a son propre nom. Il n'existe d'ailleurs aucun terme de remplacement qui les couvre tous — le meilleur indice que le groupe qu'il prétend nommer n'existe pas.
PeuplePeuples autochtones des forêts d'Afrique centrale
PeupleTwa
PaysCameroun
PaysRDC
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Saviez-vous que
« Pygmée » est une unité de mesure grecque posée sur des peuples qui n'ont pas de nom commun.
Pygmē désigne en grec la coudée — du coude à l'articulation des doigts, environ trente-cinq centimètres. Homère et Hérodote en tirent les Pygmaioi, peuple minuscule et légendaire, occupé dans l'Iliade à faire la guerre aux grues. Le mot n'a désigné personne de réel avant que l'Europe ne le pose sur l'Afrique centrale.
Baka, Bagyeli, Aka, Twa, Mbuti n'ont ni langue commune, ni territoire commun, ni identité commune, et aucun ne se nomme ainsi : chacun a son propre nom. Il n'existe d'ailleurs aucun terme de remplacement qui les couvre tous — le meilleur indice que le groupe qu'il prétend nommer n'existe pas.
PeuplePeuples autochtones des forêts d'Afrique centrale
PeupleTwa
PaysCameroun
PaysRDC
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Saviez-vous que
Le Cameroun porte le nom d'un crustacé.
En 1472, le navigateur portugais Fernão do Pó remonte l'estuaire du Wouri et le baptise Rio dos Camarões — la rivière des crevettes, d'après ce qu'il y voit grouiller.
Le nom du fleuve passe ensuite au territoire, et change de bouche à chaque administration : Camarões en portugais, Kamerun sous les Allemands, Cameroon en anglais, Cameroun en français. Quatre orthographes pour une observation de pêche.
PaysCameroun
PeupleDuala
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Peuples
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Dyula
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Guro
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Commerciale
Touareg
XIIIe-XVIe siècle
À partir du XIIIe siècle, des communautés marchandes soninké (la diaspora wangara) fondent et exploitent des comptoirs commerciaux dans les villes sahariennes de Oualata et Tombouctou, qui servent de terminus méridionaux aux caravanes transsahariennes de sel, notamment la route reliant les gisements de sel de Taghaza et Taoudenni au Sahel. Les confédérations touarègues contrôlent ces routes caravanières désertiques, échangeant le sel saharien contre de l'or et d'autres biens fournis par les marchands soninké et leurs partenaires sahéliens, dans le cadre des empires du Mali puis, plus tard, du Songhaï.
À partir du IXe siècle, des marchands berbères et touaregs islamisés diffusent l'islam vers le sud le long des routes caravanières reliant le Maghreb aux cités marchandes sahéliennes de l'empire du Ghana (notamment Koumbi Saleh). À la fin du Xe et au XIe siècle, l'élite dirigeante soninké du Ghana a adopté l'islam au niveau de la cour : le roi emploie des interprètes musulmans, et la plupart de ses ministres et trésoriers sont des musulmans lettrés en arabe, tandis que le souverain lui-même et la population dans son ensemble conservent largement la religion traditionnelle. Le mouvement almoravide, mouvement de réforme religieuse berbère né parmi les Berbères sahariens, intensifie ensuite cette islamisation au milieu et à la fin du XIe siècle.