Le nom du Burkina Faso est écrit dans trois langues à la fois.
Burkina vient du mooré et signifie « intègre » ; faso vient du dioula, où fa est le père et so la maison — la patrie. Le gentilé, burkinabè, prend le suffixe -ɓe du peul, celui qu'on retrouve dans Fulɓe. Trois langues du pays dans deux mots et un adjectif.
Thomas Sankara le proclame le 4 août 1984, en remplacement de Haute-Volta — un nom de fleuve, donné par l'administration coloniale, qui ne disait rien des soixante et quelques peuples qu'il recouvrait. Le nouveau nom n'en choisit aucun : il les fait parler ensemble.
PaysBurkina Faso
PeupleMossi
PeupleFulɓe (Peul)
Source référencée
Chargement des peuples
Saviez-vous que
Dans plusieurs langues africaines, une même formule définit la personne par les autres.
Muntu chez les Kongo et les Luba, umuntu en zoulou, motho en tswana, mɔgɔ en bambara, onipa en akan, qof en somali : le mot « personne » se répond d'une langue à l'autre, et se retrouve pris dans la même construction.
« Umuntu ngumuntu ngabantu » en zoulou — une personne est une personne par les autres ; « Onipa nyɛ onipa nkoara » en akan ; « Qof waa qof dad awgiis » en somali. Ces formules définissent la personne par ses relations plutôt que par elle-même.
Famille linguistiqueLangues bantoues
PeupleAkan
PeupleSomali
Source non vérifiée
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
Le nom du lingala a été inventé par des missionnaires belges.
La langue, elle, ne l'a pas été : sa base est le bobangi, grande langue commerciale du fleuve Congo, parlée par les peuples riverains bien avant l'arrivée des Européens.
Au XIXe siècle, l'administration coloniale regroupe plusieurs populations du fleuve sous une même étiquette, « Bangala » — un nom que ces peuples n'employaient pas. Elle simplifie leur langue, en fixe l'orthographe, et baptise cette version standardisée lingala. Le lingala moderne garde environ 60 à 70 % de la structure bobangi.
PaysRDC
PeupleNgala (Bangala)
Source référencée
Peuples
Liens de Fulbe (Fula / Peul)
Linguistique · dérivé
Africains d'origine recente (Cap-Vert)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bainouk
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Balanta
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bidyogo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bijago
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bijago / Bidyogo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Dei
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Diola (Joola / Jola)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Fula (Fulbe / Peul)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Fulbe du Massina (Peuls du Massina / Macina)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Gola (Gula / Koya)
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kasanga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kissi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Kuranko
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Limba
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Mancanha
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Manjak
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Manjak / Bainuk
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Mankanya
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Nalu
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Papel
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Peuples atlantiques
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Serere
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Migratoire
Hausa
XIVe-XVIIIe siècle
À partir du XIVe siècle environ, des pasteurs peuls migrent progressivement vers les cités-États haoussa, où ils s'installent par vagues successives, notamment dans les régions de Katsina, Kebbi et Zamfara, sans campagne de conquête organisée. Leur nombre croît lentement mais régulièrement : intégrés à l'économie locale par l'échange de produits laitiers contre des céréales et par des accords de pâturage, ils forment une minorité importante dans la région dès le milieu du XVIIIe siècle. Cette installation progressive précède de plusieurs siècles le jihad peul de 1804 dirigé par Usman dan Fodio.
En 1804, Usman dan Fodio, érudit et réformateur musulman peul, lance un jihad contre les États haoussa, reprochant à leurs dirigeants de mêler la pratique islamique à la religion traditionnelle et d'appliquer incomplètement la loi islamique. Ce jihad (1804-1808) renverse les rois haoussa, les remplace par des émirs peuls fidèles à Usman, et établit le califat de Sokoto, un État organisé autour d'une application plus stricte et réformiste de l'islam.