Le même peuple change de nom à chaque frontière qu'il traverse.
Ils se nomment Fulɓe au pluriel, Pullo au singulier. Le français dit Peul, emprunté au wolof ; l'anglais dit Fulani, emprunté au haoussa ; on lit aussi Fula, et Fellata au Tchad et au Soudan. Leur langue s'appelle pulaar à l'ouest et fulfulde à l'est.
Aucun de ces noms n'est faux, et un seul est le leur. La dispersion du vocabulaire suit celle du peuple : présents du Sénégal au Soudan, les Fulɓe ont été nommés par chacun de leurs voisins, puis par chaque administration coloniale qui les a rencontrés, dans la langue qu'elle avait sous la main.
PeupleFulɓe (Peul)
PaysSénégal
PaysMali
PaysNiger
Source officielle
Chargement des peuples
Saviez-vous que
Quatre pays portent le nom de Guinée, et personne ne sait ce qu'il veut dire.
Une piste le fait venir du berbère aginaw, « homme noir » — d'où akal n-iguinawen, « le pays des hommes noirs » — ; le mot apparaît sur les cartes européennes à partir du XIVe siècle. Une autre, avancée par le géographe Léon l'Africain en 1526, y voit une déformation de Djenné, la grande cité marchande du Niger.
Aucune n'est établie. Le nom n'en a pas moins servi à découper la côte, puis à baptiser la Guinée, la Guinée-Bissau et la Guinée équatoriale — et, à l'autre bout du monde, la Nouvelle-Guinée, nommée ainsi par un navigateur qui trouvait à ses habitants un air de ressemblance.
PaysGuinée
PaysGuinée-Bissau
PaysGuinée équatoriale
Source non vérifiée
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
La Côte d'Ivoire porte le nom de la marchandise qu'on y chargeait.
Les navigateurs portugais désignaient ce littoral par sa marchandise : Costa do Marfim, la côte de l'ivoire. À l'est, vers Assinie, on parlait déjà de la Côte de l'Or — l'actuel Ghana.
En 1839, l'officier français Bouët-Willaumez francise l'appellation et la fixe officiellement. Il n'invente pas le nom : il institutionnalise un terme employé depuis des siècles dans les langues européennes. Ces noms de côtes découpaient un commerce, pas les peuples qui y vivaient.
PaysCôte d'Ivoire
PaysGhana
Source référencée
Peuples
Liens de Fon
Linguistique · dérivé
Abé
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Abidji
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Abouré
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Abron
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Adioukrou
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Adja
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Afemai
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Agni
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Ahanta
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Akuapem
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Akyem
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Alago
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Alladian
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Anago
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Annang
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Anyi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Aowin
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Ashanti
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Assin
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Attié
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baoulé
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bassa Nge
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bille
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bono
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Religieuse
Yoruba
XVIIIe-XIXe siècle (vassalité du Dahomey envers Oyo, 1727-1823)
Le culte yoruba des orisha et le vaudou fon partagent un substrat religieux régional commun, que les ethnographes font remonter aux peuples de langue aja de la région de Tado, antérieur à l'essor des royaumes d'Oyo et du Dahomey ; chez les locuteurs fon, le terme vodún est globalement considéré comme synonyme du terme yoruba òrìṣà. Pendant la période où le Dahomey est un État vassal tributaire de l'empire d'Oyo (vers 1727-1823), la cour fon adopte en outre spécifiquement le système de divination yoruba du Fá (Ifá) ainsi que les cultes Orò et Egúngún. Les chercheurs décrivent donc cette relation comme un substrat partagé renforcé par un emprunt documenté, à sens unique et de niveau curial (du yoruba vers le fon), pendant la période de domination politique d'Oyo, plutôt que comme une transmission fondatrice à sens unique.