Le même peuple change de nom à chaque frontière qu'il traverse.
Ils se nomment Fulɓe au pluriel, Pullo au singulier. Le français dit Peul, emprunté au wolof ; l'anglais dit Fulani, emprunté au haoussa ; on lit aussi Fula, et Fellata au Tchad et au Soudan. Leur langue s'appelle pulaar à l'ouest et fulfulde à l'est.
Aucun de ces noms n'est faux, et un seul est le leur. La dispersion du vocabulaire suit celle du peuple : présents du Sénégal au Soudan, les Fulɓe ont été nommés par chacun de leurs voisins, puis par chaque administration coloniale qui les a rencontrés, dans la langue qu'elle avait sous la main.
PeupleFulɓe (Peul)
PaysSénégal
PaysMali
PaysNiger
Source officielle
Chargement des peuples
Saviez-vous que
« Bantou » n'est pas un peuple : c'est une catégorie forgée par un philologue en 1862.
Wilhelm Bleek construit le terme dans A Comparative Grammar of South African Languages, à partir d'une racine commune à des centaines de langues : ba-, le préfixe de pluriel humain, et -ntu, la personne. Ba-ntu : « les gens ».
Ce que Bleek nomme est une parenté entre langues, pas une identité. L'anthropologie coloniale, puis l'apartheid avec le Bantu Education Act de 1953, en ont fait une catégorie de « races » et de « cultures » bantoues — un usage que sa classification ne portait pas.
Famille linguistiqueLangues bantoues
PeupleZoulou
PeupleXhosa
PaysAfrique du Sud
Source référencée
Chargement de la fiche peuple
Saviez-vous que
Le Zimbabwe porte le nom d'un monument qu'une loi interdisait d'attribuer aux Africains.
Dzimba dza mabwe : « maisons de pierre », en shona. Le site du Grand Zimbabwe gênait : en 1902, Cecil Rhodes finance une fouille avec pour consigne explicite d'établir une origine non africaine, et l'on invoque tour à tour les Phéniciens et la reine de Saba.
En 1970, le gouvernement rhodésien interdit à toute publication officielle d'affirmer que le site est une création africaine. L'archéologue Peter Garlake, qui le soutenait, est emprisonné puis expulsé. En 1980, le pays indépendant se donne le nom des ruines — la réponse la plus courte possible à soixante-dix ans de démenti.
PaysZimbabwe
PeupleShona
Source référencée
Peuples
Liens de Fante
Linguistique · dérivé
Adele
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Akan
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Akye
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Ambundu
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Ambundu
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Anlo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Anum
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Avatime
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bafut
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baganda
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Baggara
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bakiga
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bakongo
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bamiléké
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bantou
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Banyarwanda
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bassari
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bembe
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Berom
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Béti-Fang
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bimoba
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Brong
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Bulsa
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Linguistique · dérivé
Busansi
dérivé de la hiérarchie AFRIK
Commerciale
Asante
XVIIIe-XIXe siècle
Aux XVIIIe et XIXe siècles, les Fante contrôlent les comptoirs côtiers de la Gold Coast et servent d'intermédiaires entre le royaume asante de l'intérieur et les marchands européens (britanniques et néerlandais). Les marchands asante exportent or, ivoire, esclaves et beurre de karité par les ports sous contrôle fante tels que Cape Coast, important en retour des armes à feu, de la poudre, des étoffes et d'autres marchandises européennes. Les Asante cherchent à plusieurs reprises à contourner les intermédiaires fante pour obtenir un accès direct à la côte, une tension qui contribue à des conflits récurrents, dont la guerre asante-fante de 1806 et d'autres guerres jusqu'en 1874.