Royaume Shilluk
Royaume shilluk puissant, contrôle du commerce dans la région du Nil Blanc, résistance aux Arabes et aux colonisateurs.
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Saviez-vous que
Le Mozambique porte le nom d'un homme, pris pour celui d'un lieu.
Mussa Bin Bique était un cheikh et marchand établi sur l'île qui commande la côte. Quand l'expédition de Vasco de Gama y aborde en 1498, les Portugais entendent son nom, le prennent pour celui de l'endroit, et écrivent Moçambique.
L'île devient la capitale coloniale au XVIe siècle, puis le nom déborde sur tout l'arrière-pays. Un pays de plus de trente millions d'habitants s'appelle donc d'après un négociant du XVe siècle, par l'effet d'un malentendu jamais corrigé.
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Saviez-vous que
« Pygmée » est une unité de mesure grecque posée sur des peuples qui n'ont pas de nom commun.
Pygmē désigne en grec la coudée — du coude à l'articulation des doigts, environ trente-cinq centimètres. Homère et Hérodote en tirent les Pygmaioi, peuple minuscule et légendaire, occupé dans l'Iliade à faire la guerre aux grues. Le mot n'a désigné personne de réel avant que l'Europe ne le pose sur l'Afrique centrale.
Baka, Bagyeli, Aka, Twa, Mbuti n'ont ni langue commune, ni territoire commun, ni identité commune, et aucun ne se nomme ainsi : chacun a son propre nom. Il n'existe d'ailleurs aucun terme de remplacement qui les couvre tous — le meilleur indice que le groupe qu'il prétend nommer n'existe pas.
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Saviez-vous que
Dans plusieurs langues africaines, une même formule définit la personne par les autres.
Muntu chez les Kongo et les Luba, umuntu en zoulou, motho en tswana, mɔgɔ en bambara, onipa en akan, qof en somali : le mot « personne » se répond d'une langue à l'autre, et se retrouve pris dans la même construction.
« Umuntu ngumuntu ngabantu » en zoulou — une personne est une personne par les autres ; « Onipa nyɛ onipa nkoara » en akan ; « Qof waa qof dad awgiis » en somali. Ces formules définissent la personne par ses relations plutôt que par elle-même.
Source non vérifiée
SSD · fiche pays · réf. 2025
République du Soudan du Sud (Republic of South Sudan)
En bref
Le Soudan du Sud, séparé du Soudan en 2011, hérite de la moitié d'un nom donné de l'extérieur : « le pays des Noirs », chez les géographes arabes. Son territoire est celui du royaume Shilluk, du royaume Zande et des chefferies dinka et nuer. Dinka, Nuer, Shilluk et Zande y perpétuent l'élevage pastoral et la poésie orale.
Le nom "Soudan du Sud" provient de sa position géographique par rapport au Soudan, dont il s'est séparé en 2011. Le terme "Soudan" vient de l'arabe "Bilād as-Sūdān" (بلاد السودان), signifiant "pays des Noirs". Le nom "Soudan du Sud" a été officialisé lors de l'indépendance en 2011 pour distinguer le nouveau pays du Soudan (au nord).
Les peuples documentés ici représentent 55 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume shilluk puissant, contrôle du commerce dans la région du Nil Blanc, résistance aux Arabes et aux colonisateurs.
Centres · Fashoda (Kodok)Royaume zande puissant, contrôle du commerce dans la région, résistance aux colonisateurs.
Centres · Variés selon les périodesOrganisation politique traditionnelle des Dinka, chefferies territoriales, résistance aux colonisateurs.
Centres · Chefferies territoriales (cieng)Organisation politique traditionnelle des Nuer, groupes d'âge, résistance aux colonisateurs.
Centres · Groupes d'âge · chefferies traditionnellesColonisation britannique et égyptienne, développement de l'économie de plantation (coton, arachides), exploitation minière, mouvements nationalistes (XXe siècle).
Centres · Djouba (capitale administrative)