Royaume Shilluk
Royaume shilluk puissant, contrôle du commerce dans la région du Nil Blanc, résistance aux Arabes et aux colonisateurs.
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Saviez-vous que
Le nom du lingala a été inventé par des missionnaires belges.
La langue, elle, ne l'a pas été : sa base est le bobangi, grande langue commerciale du fleuve Congo, parlée par les peuples riverains bien avant l'arrivée des Européens.
Au XIXe siècle, l'administration coloniale regroupe plusieurs populations du fleuve sous une même étiquette, « Bangala » — un nom que ces peuples n'employaient pas. Elle simplifie leur langue, en fixe l'orthographe, et baptise cette version standardisée lingala. Le lingala moderne garde environ 60 à 70 % de la structure bobangi.
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Saviez-vous que
Personne ne sait ce que veut dire Tombouctou.
Quatre étymologies au moins se disputent la ville. La plus racontée en fait Tin Buktu, « le lieu de Bouctou », une vieille femme touarègue à qui les nomades confiaient leurs biens près d'un puits. L'historien malien Sékéné Cissoko y lit plutôt tin, le lieu, et bouctou, une petite dune.
L'explorateur Heinrich Barth, lui, écartait le puits et proposait le songhaï tùmbutu, un creux dans le sable — la ville étant bâtie dans une cuvette. Aucune ne l'emporte. Le nom le plus mythique d'Afrique est celui dont on est le moins sûr.
Source non vérifiée
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Saviez-vous que
Le fleuve Niger ne doit rien au latin niger.
Le nom vient très probablement du touareg egerew n-igerewen, « le fleuve des fleuves », employé sur le cours moyen autour de Tombouctou et raccourci par les intermédiaires du commerce transsaharien. La ressemblance avec le latin niger, « noir », a fait le reste : elle a fixé l'orthographe et suggéré un sens qui n'y était pas.
Les peuples riverains disaient tous à peu près la même chose dans leur langue : Joliba en mandingue, Isa Ber en songhaï, Orimili en igbo — « grand fleuve » —, Kwara en haoussa, Oya en yoruba. Deux États portent aujourd'hui le nom que l'Europe a mal entendu.
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SSD · fiche pays · réf. 2025
République du Soudan du Sud (Republic of South Sudan)
En bref
Le Soudan du Sud, séparé du Soudan en 2011, hérite de la moitié d'un nom donné de l'extérieur : « le pays des Noirs », chez les géographes arabes. Son territoire est celui du royaume Shilluk, du royaume Zande et des chefferies dinka et nuer. Dinka, Nuer, Shilluk et Zande y perpétuent l'élevage pastoral et la poésie orale.
Le nom "Soudan du Sud" provient de sa position géographique par rapport au Soudan, dont il s'est séparé en 2011. Le terme "Soudan" vient de l'arabe "Bilād as-Sūdān" (بلاد السودان), signifiant "pays des Noirs". Le nom "Soudan du Sud" a été officialisé lors de l'indépendance en 2011 pour distinguer le nouveau pays du Soudan (au nord).
Les peuples documentés ici représentent 55 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume shilluk puissant, contrôle du commerce dans la région du Nil Blanc, résistance aux Arabes et aux colonisateurs.
Centres · Fashoda (Kodok)Royaume zande puissant, contrôle du commerce dans la région, résistance aux colonisateurs.
Centres · Variés selon les périodesOrganisation politique traditionnelle des Dinka, chefferies territoriales, résistance aux colonisateurs.
Centres · Chefferies territoriales (cieng)Organisation politique traditionnelle des Nuer, groupes d'âge, résistance aux colonisateurs.
Centres · Groupes d'âge · chefferies traditionnellesColonisation britannique et égyptienne, développement de l'économie de plantation (coton, arachides), exploitation minière, mouvements nationalistes (XXe siècle).
Centres · Djouba (capitale administrative)