Empire du Jolof
Empire wolof puissant qui unifiait plusieurs royaumes. Commerce transsaharien et commerce côtier. Influence culturelle majeure.
Centres · Jolof (capitale) · Cayor · Baol · WaaloChargement de l'atlas
Saviez-vous que
« Berbère » vient du grec barbaros : celui dont on ne comprend pas la langue.
Passé au latin barbarus, le terme sert aux Romains à désigner les populations non latines d'Afrique du Nord ; les auteurs arabes médiévaux le reprennent, l'administration coloniale française en fait une catégorie. Une partie de la communauté le reçoit aujourd'hui comme péjoratif, par association avec « barbare ».
Le nom que ces peuples se donnent est Amazigh — Imazighen au pluriel — et il signifie « homme libre ». Kabyles, Chaouis, Rifains, Chleuhs, Mozabites et Touaregs sont tous Imazighen : des branches d'un même arbre, chacune avec sa région et son histoire.
Source référencée
Chargement des pays
Saviez-vous que
« Bantou » n'est pas un peuple : c'est une catégorie forgée par un philologue en 1862.
Wilhelm Bleek construit le terme dans A Comparative Grammar of South African Languages, à partir d'une racine commune à des centaines de langues : ba-, le préfixe de pluriel humain, et -ntu, la personne. Ba-ntu : « les gens ».
Ce que Bleek nomme est une parenté entre langues, pas une identité. L'anthropologie coloniale, puis l'apartheid avec le Bantu Education Act de 1953, en ont fait une catégorie de « races » et de « cultures » bantoues — un usage que sa classification ne portait pas.
Source référencée
Chargement de la fiche pays
Saviez-vous que
« Hottentot » serait une moquerie de la sonorité d'une langue.
L'hypothèse la plus répandue veut que les colons néerlandais du Cap, arrivés dans les années 1650, aient forgé le mot en imitant les clics de la langue khoekhoe — quelque chose comme « bègue ». Elle n'est pas établie : aucune attestation antérieure ne vient l'appuyer, et une autre piste le fait venir d'une formule répétée dans un chant nama.
Ce que l'on sait avec certitude, c'est ce que le mot est devenu : une insulte, tenue aujourd'hui pour profondément offensante en Afrique du Sud. L'autonyme, lui, ne varie pas — Khoekhoen, « les hommes des hommes ».
Source référencée
SEN · fiche pays · réf. 2025
République du Sénégal
En bref
Le Sénégal doit peut-être son nom à « sunu gaal », « notre pirogue » en wolof, que des marins auraient répondu aux navigateurs portugais. Empire du Jolof, royaumes sérères et Fouta Toro s'y sont partagé le territoire. Wolof, Peuls, Sérères, Diola, Mandinka et Soninké y perpétuent la parole des griots.
Le nom "Sénégal" vient probablement de "Sunugal" (notre pirogue en wolof), expression wolof donnée par les navigateurs locaux aux Portugais au XVe siècle. Les Portugais ont ensuite nommé le fleuve "Rio de Senega" puis le territoire "Senega".
Les peuples documentés ici représentent 87 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Empire wolof puissant qui unifiait plusieurs royaumes. Commerce transsaharien et commerce côtier. Influence culturelle majeure.
Centres · Jolof (capitale) · Cayor · Baol · WaaloRoyaumes sérères indépendants réputés pour leur résistance à l'islamisation et leur organisation politique.
Centres · Sine · SaloumThéocratie peule islamisée, modèle politique et religieux pour la région.
Centres · Fouta Toro (vallée du fleuve Sénégal)Colonie française intégrée à l'AOF. Développement de Dakar comme capitale administrative. Résistance sénégalaise et mouvements nationalistes.
Centres · Saint-Louis (capitale coloniale) · DakarIndépendance en 1960. Histoire politique stable avec démocratie multipartite. Modèle de stabilité en Afrique de l'Ouest.
Centres · Dakar (capitale)