Royaume de Koush
Royaume nubien puissant, rival de l'Égypte, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes.
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Saviez-vous que
Le Zimbabwe porte le nom d'un monument qu'une loi interdisait d'attribuer aux Africains.
Dzimba dza mabwe : « maisons de pierre », en shona. Le site du Grand Zimbabwe gênait : en 1902, Cecil Rhodes finance une fouille avec pour consigne explicite d'établir une origine non africaine, et l'on invoque tour à tour les Phéniciens et la reine de Saba.
En 1970, le gouvernement rhodésien interdit à toute publication officielle d'affirmer que le site est une création africaine. L'archéologue Peter Garlake, qui le soutenait, est emprisonné puis expulsé. En 1980, le pays indépendant se donne le nom des ruines — la réponse la plus courte possible à soixante-dix ans de démenti.
Source référencée
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Saviez-vous que
La Côte d'Ivoire porte le nom de la marchandise qu'on y chargeait.
Les navigateurs portugais désignaient ce littoral par sa marchandise : Costa do Marfim, la côte de l'ivoire. À l'est, vers Assinie, on parlait déjà de la Côte de l'Or — l'actuel Ghana.
En 1839, l'officier français Bouët-Willaumez francise l'appellation et la fixe officiellement. Il n'invente pas le nom : il institutionnalise un terme employé depuis des siècles dans les langues européennes. Ces noms de côtes découpaient un commerce, pas les peuples qui y vivaient.
Source référencée
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Saviez-vous que
Personne ne sait ce que veut dire Tombouctou.
Quatre étymologies au moins se disputent la ville. La plus racontée en fait Tin Buktu, « le lieu de Bouctou », une vieille femme touarègue à qui les nomades confiaient leurs biens près d'un puits. L'historien malien Sékéné Cissoko y lit plutôt tin, le lieu, et bouctou, une petite dune.
L'explorateur Heinrich Barth, lui, écartait le puits et proposait le songhaï tùmbutu, un creux dans le sable — la ville étant bâtie dans une cuvette. Aucune ne l'emporte. Le nom le plus mythique d'Afrique est celui dont on est le moins sûr.
Source non vérifiée
SDN · fiche pays · réf. 2025
République du Soudan (Republic of the Sudan, جمهورية السودان)
En bref
Le Soudan porte un nom donné de l'extérieur : « Bilād as-Sūdān », le pays des Noirs, chez les géographes arabes. Royaumes de Koush et de Méroé, royaumes chrétiens nubiens, sultanat de Sennar : son histoire est celle de la vallée du Nil en amont de l'Égypte. Arabes soudanais, Beja, Nubiens et Four y composent la population.
Le nom "Soudan" provient de l'arabe "Bilād as-Sūdān" (بلاد السودان), signifiant "pays des Noirs". Ce terme était historiquement utilisé par les géographes arabes pour désigner la région subsaharienne habitée par des populations noires africaines, par opposition au "Bilād al-Bayḍā" (pays des Blancs) qui désignait l'Afrique du Nord. Le nom "Soudan" a été officialisé par les colonisateurs britanniques et égyptiens au XIXe siècle.
Les peuples documentés ici représentent 84 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume nubien puissant, rival de l'Égypte, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes.
Centres · Napata · MéroéRoyaume nubien puissant, développement de la civilisation méroïtique, contacts avec les civilisations méditerranéennes, déclin au IVe siècle.
Centres · MéroéRoyaumes chrétiens nubiens, résistance à l'islam, déclin au XVe siècle, conversion progressive à l'islam.
Centres · Dongola (Makurie) · Faras (Nobatie) · Soba (Alodie)Sultanat islamique puissant, contrôle du commerce dans la vallée du Nil, résistance aux Ottomans, conquête égyptienne (1821).
Centres · SennarSultanat islamique, contrôle du commerce transsaharien, résistance à la colonisation britannique, conquête britannique (1916).
Centres · El FasherColonisation britannique et égyptienne, développement de l'économie de plantation (coton, arachides), exploitation minière, mouvements nationalistes (XXe siècle).
Centres · Khartoum (capitale coloniale)