Chefferies bantoues
Chefferies bantoues, développement des traditions culturelles, agriculture, commerce régional.
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Saviez-vous que
« Berbère » vient du grec barbaros : celui dont on ne comprend pas la langue.
Passé au latin barbarus, le terme sert aux Romains à désigner les populations non latines d'Afrique du Nord ; les auteurs arabes médiévaux le reprennent, l'administration coloniale française en fait une catégorie. Une partie de la communauté le reçoit aujourd'hui comme péjoratif, par association avec « barbare ».
Le nom que ces peuples se donnent est Amazigh — Imazighen au pluriel — et il signifie « homme libre ». Kabyles, Chaouis, Rifains, Chleuhs, Mozabites et Touaregs sont tous Imazighen : des branches d'un même arbre, chacune avec sa région et son histoire.
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Saviez-vous que
Le fleuve Niger ne doit rien au latin niger.
Le nom vient très probablement du touareg egerew n-igerewen, « le fleuve des fleuves », employé sur le cours moyen autour de Tombouctou et raccourci par les intermédiaires du commerce transsaharien. La ressemblance avec le latin niger, « noir », a fait le reste : elle a fixé l'orthographe et suggéré un sens qui n'y était pas.
Les peuples riverains disaient tous à peu près la même chose dans leur langue : Joliba en mandingue, Isa Ber en songhaï, Orimili en igbo — « grand fleuve » —, Kwara en haoussa, Oya en yoruba. Deux États portent aujourd'hui le nom que l'Europe a mal entendu.
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Saviez-vous que
Le Zimbabwe porte le nom d'un monument qu'une loi interdisait d'attribuer aux Africains.
Dzimba dza mabwe : « maisons de pierre », en shona. Le site du Grand Zimbabwe gênait : en 1902, Cecil Rhodes finance une fouille avec pour consigne explicite d'établir une origine non africaine, et l'on invoque tour à tour les Phéniciens et la reine de Saba.
En 1970, le gouvernement rhodésien interdit à toute publication officielle d'affirmer que le site est une création africaine. L'archéologue Peter Garlake, qui le soutenait, est emprisonné puis expulsé. En 1980, le pays indépendant se donne le nom des ruines — la réponse la plus courte possible à soixante-dix ans de démenti.
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MOZ · fiche pays · réf. 2025
République du Mozambique (República de Moçambique)
En bref
Le Mozambique porte le nom d'un sultan : Mussa bin Bique, qui régnait au XVe siècle sur l'île que les Portugais abordèrent les premiers. Cités-États swahilies, royaumes shona et chefferies bantoues s'y rencontraient avant cinq siècles de colonisation portugaise. Makua, Tsonga, Shona, Sena, Ndau et Makonde y composent la population.
Le nom "Mozambique" vient de "Mozambique", nom d'une île au large de la côte nord du pays. L'île a été nommée d'après le sultan Mussa bin Bique (ou Musa al-Biq), qui régnait sur l'île au XVe siècle. Les Portugais ont utilisé le nom de l'île pour désigner toute la colonie.
Les peuples documentés ici représentent 28 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Chefferies bantoues, développement des traditions culturelles, agriculture, commerce régional.
Centres · Chefferies traditionnellesCités-États swahilies, commerce avec les Arabes et les Portugais, développement du commerce transocéanique, islamisation côtière.
Centres · Sofala · Quelimane · Angoche · Mozambique (île)Royaumes shona, héritage du Grand Zimbabwe, commerce régional, traditions shona.
Centres · Royaumes shona (Zimbabwe · Mozambique)