Royaume d'Axoum
Royaume puissant, christianisation (IVe siècle), commerce avec l'Arabie, l'Inde et la Méditerranée. Centre intellectuel et religieux.
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Saviez-vous que
La Côte d'Ivoire porte le nom de la marchandise qu'on y chargeait.
Les navigateurs portugais désignaient ce littoral par sa marchandise : Costa do Marfim, la côte de l'ivoire. À l'est, vers Assinie, on parlait déjà de la Côte de l'Or — l'actuel Ghana.
En 1839, l'officier français Bouët-Willaumez francise l'appellation et la fixe officiellement. Il n'invente pas le nom : il institutionnalise un terme employé depuis des siècles dans les langues européennes. Ces noms de côtes découpaient un commerce, pas les peuples qui y vivaient.
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Saviez-vous que
« Pygmée » est une unité de mesure grecque posée sur des peuples qui n'ont pas de nom commun.
Pygmē désigne en grec la coudée — du coude à l'articulation des doigts, environ trente-cinq centimètres. Homère et Hérodote en tirent les Pygmaioi, peuple minuscule et légendaire, occupé dans l'Iliade à faire la guerre aux grues. Le mot n'a désigné personne de réel avant que l'Europe ne le pose sur l'Afrique centrale.
Baka, Bagyeli, Aka, Twa, Mbuti n'ont ni langue commune, ni territoire commun, ni identité commune, et aucun ne se nomme ainsi : chacun a son propre nom. Il n'existe d'ailleurs aucun terme de remplacement qui les couvre tous — le meilleur indice que le groupe qu'il prétend nommer n'existe pas.
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Saviez-vous que
Dans plusieurs langues africaines, une même formule définit la personne par les autres.
Muntu chez les Kongo et les Luba, umuntu en zoulou, motho en tswana, mɔgɔ en bambara, onipa en akan, qof en somali : le mot « personne » se répond d'une langue à l'autre, et se retrouve pris dans la même construction.
« Umuntu ngumuntu ngabantu » en zoulou — une personne est une personne par les autres ; « Onipa nyɛ onipa nkoara » en akan ; « Qof waa qof dad awgiis » en somali. Ces formules définissent la personne par ses relations plutôt que par elle-même.
Source non vérifiée
ETH · fiche pays · réf. 2025
République fédérale démocratique d'Éthiopie (የኢትዮጵያ ፌዴራላዊ ዲሞክራሲያዊ ሪፐብሊክ)
En bref
L'Éthiopie est nommée par un mot grec, « Aithiopia », le pays des visages brûlés ; les Égyptiens l'appelaient Pount. Du royaume d'Axoum à l'Empire salomonien, son histoire étatique est ininterrompue, et elle n'a jamais été durablement colonisée — l'occupation italienne mise à part. Oromo, Amhara, Somali, Tigréens, Sidama et Gurage y composent une mosaïque sémitique et couchitique.
Le nom "Éthiopie" vient du grec "Αἰθιοπία" (Aithiopia), signifiant "pays des visages brûlés" ou "pays des Noirs". Le terme était utilisé par les Grecs anciens pour désigner les terres au sud de l'Égypte. Le nom amharique "Ityop'iya" (ኢትዮጵያ) est dérivé du grec.
Les peuples documentés ici représentent 79 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Royaume puissant, christianisation (IVe siècle), commerce avec l'Arabie, l'Inde et la Méditerranée. Centre intellectuel et religieux.
Centres · Axoum (capitale)Empire puissant avec dynasties salomonides, christianisation, expansion territoriale, résistance à la colonisation.
Centres · Gondar · Addis-Abeba (capitale depuis 1889)Chute de l'empire (1974), régime socialiste (Derg), guerre civile, famine.
Centres · Addis-Abeba (capitale)Transition démocratique (1991), fédéralisme ethnique (1995), développement économique, défis de gouvernance et de stabilité.
Centres · Addis-Abeba (capitale)