Chefferies Banda
Chefferies Banda, organisation clanique, traditions culturelles.
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Saviez-vous que
Le fleuve Niger ne doit rien au latin niger.
Le nom vient très probablement du touareg egerew n-igerewen, « le fleuve des fleuves », employé sur le cours moyen autour de Tombouctou et raccourci par les intermédiaires du commerce transsaharien. La ressemblance avec le latin niger, « noir », a fait le reste : elle a fixé l'orthographe et suggéré un sens qui n'y était pas.
Les peuples riverains disaient tous à peu près la même chose dans leur langue : Joliba en mandingue, Isa Ber en songhaï, Orimili en igbo — « grand fleuve » —, Kwara en haoussa, Oya en yoruba. Deux États portent aujourd'hui le nom que l'Europe a mal entendu.
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Saviez-vous que
On ne s'accorde ni sur qui a nommé la Sierra Leone, ni sur pourquoi.
Le récit courant attribue Serra Lyoa, « montagnes du Lion », au Portugais Pedro de Sintra vers 1462. L'historien sierra-léonais C. Magbaily Fyle le conteste : le nom est attesté avant cette date, et l'attribution serait une erreur de lecture recopiée d'un historien à l'autre.
La raison du nom se dédouble aussi : pour les uns le relief de la côte évoquait des dents de lion, pour les autres c'est l'orage qui rugissait au-dessus des collines. Les marins anglais en font Sierra Leoa au XVIe siècle, puis Sierra Leone ; les Britanniques l'officialisent en 1787.
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Saviez-vous que
Dans plusieurs langues africaines, une même formule définit la personne par les autres.
Muntu chez les Kongo et les Luba, umuntu en zoulou, motho en tswana, mɔgɔ en bambara, onipa en akan, qof en somali : le mot « personne » se répond d'une langue à l'autre, et se retrouve pris dans la même construction.
« Umuntu ngumuntu ngabantu » en zoulou — une personne est une personne par les autres ; « Onipa nyɛ onipa nkoara » en akan ; « Qof waa qof dad awgiis » en somali. Ces formules définissent la personne par ses relations plutôt que par elle-même.
Source non vérifiée
CAF · fiche pays · réf. 2025
République centrafricaine (République centrafricaine, Ködörösêse tî Bêafrîka)
En bref
La République centrafricaine porte un nom purement géographique, adopté à l'indépendance en 1960 ; elle s'appelait auparavant Oubangui-Chari, du nom de deux cours d'eau. Son territoire réunit les chefferies banda, gbaya, ngbande et sango. Le sango, d'abord langue d'échange, y est devenu langue nationale.
Le nom "Centrafrique" ou "République centrafricaine" vient de la position géographique du pays au centre de l'Afrique. Le nom a été adopté lors de l'indépendance en 1960. Auparavant, le territoire était appelé "Oubangui-Chari" pendant la colonisation française (1903-1960), du nom des deux fleuves principaux (Oubangui et Chari).
Les peuples documentés ici représentent 79 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Chefferies Banda, organisation clanique, traditions culturelles.
Centres · Chefferies traditionnellesChefferies Gbaya, organisation clanique, traditions culturelles, résistance à la colonisation française.
Centres · Chefferies traditionnellesChefferies Ngbande, organisation clanique, traditions culturelles.
Centres · Chefferies traditionnellesChefferies Sango, développement du sango comme langue véhiculaire.
Centres · Chefferies traditionnellesPeuples autochtones de la RCA, chasseurs-cueilleurs, traditions forestières, marginalisation historique.
Centres · Groupes nomades et semi-nomades