Chefferies Banda
Chefferies Banda, organisation clanique, traditions culturelles.
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Saviez-vous que
Le même peuple change de nom à chaque frontière qu'il traverse.
Ils se nomment Fulɓe au pluriel, Pullo au singulier. Le français dit Peul, emprunté au wolof ; l'anglais dit Fulani, emprunté au haoussa ; on lit aussi Fula, et Fellata au Tchad et au Soudan. Leur langue s'appelle pulaar à l'ouest et fulfulde à l'est.
Aucun de ces noms n'est faux, et un seul est le leur. La dispersion du vocabulaire suit celle du peuple : présents du Sénégal au Soudan, les Fulɓe ont été nommés par chacun de leurs voisins, puis par chaque administration coloniale qui les a rencontrés, dans la langue qu'elle avait sous la main.
Source officielle
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Saviez-vous que
« Berbère » vient du grec barbaros : celui dont on ne comprend pas la langue.
Passé au latin barbarus, le terme sert aux Romains à désigner les populations non latines d'Afrique du Nord ; les auteurs arabes médiévaux le reprennent, l'administration coloniale française en fait une catégorie. Une partie de la communauté le reçoit aujourd'hui comme péjoratif, par association avec « barbare ».
Le nom que ces peuples se donnent est Amazigh — Imazighen au pluriel — et il signifie « homme libre ». Kabyles, Chaouis, Rifains, Chleuhs, Mozabites et Touaregs sont tous Imazighen : des branches d'un même arbre, chacune avec sa région et son histoire.
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Saviez-vous que
Le Zimbabwe porte le nom d'un monument qu'une loi interdisait d'attribuer aux Africains.
Dzimba dza mabwe : « maisons de pierre », en shona. Le site du Grand Zimbabwe gênait : en 1902, Cecil Rhodes finance une fouille avec pour consigne explicite d'établir une origine non africaine, et l'on invoque tour à tour les Phéniciens et la reine de Saba.
En 1970, le gouvernement rhodésien interdit à toute publication officielle d'affirmer que le site est une création africaine. L'archéologue Peter Garlake, qui le soutenait, est emprisonné puis expulsé. En 1980, le pays indépendant se donne le nom des ruines — la réponse la plus courte possible à soixante-dix ans de démenti.
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CAF · fiche pays · réf. 2025
République centrafricaine (République centrafricaine, Ködörösêse tî Bêafrîka)
En bref
La République centrafricaine porte un nom purement géographique, adopté à l'indépendance en 1960 ; elle s'appelait auparavant Oubangui-Chari, du nom de deux cours d'eau. Son territoire réunit les chefferies banda, gbaya, ngbande et sango. Le sango, d'abord langue d'échange, y est devenu langue nationale.
Le nom "Centrafrique" ou "République centrafricaine" vient de la position géographique du pays au centre de l'Afrique. Le nom a été adopté lors de l'indépendance en 1960. Auparavant, le territoire était appelé "Oubangui-Chari" pendant la colonisation française (1903-1960), du nom des deux fleuves principaux (Oubangui et Chari).
Les peuples documentés ici représentent 79 % de la population du pays. Le reste n'est pas encore réparti dans le corpus.
Chefferies Banda, organisation clanique, traditions culturelles.
Centres · Chefferies traditionnellesChefferies Gbaya, organisation clanique, traditions culturelles, résistance à la colonisation française.
Centres · Chefferies traditionnellesChefferies Ngbande, organisation clanique, traditions culturelles.
Centres · Chefferies traditionnellesChefferies Sango, développement du sango comme langue véhiculaire.
Centres · Chefferies traditionnellesPeuples autochtones de la RCA, chasseurs-cueilleurs, traditions forestières, marginalisation historique.
Centres · Groupes nomades et semi-nomades